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Defens'Aero

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Un Mirage 2000D disparaît des écrans radars dans le Jura

Un Mirage 2000D disparaît des écrans radars dans le Jura

© Armée de l'Air - Un Mirage 2000D de l'armée de l'Air lors d'une mission d'entraînement.

© Armée de l'Air - Un Mirage 2000D de l'armée de l'Air lors d'une mission d'entraînement.

En fin de matinée ce mercredi 9 janvier 2019, aux alentours de 11h00, un Mirage 2000D de la 3ème Escadre de chasse a disparu des écrans radars dans le massif du Jura. L'appareil et son équipage, composé d'un pilote et d'un navigateur officier système d'armes, avaient décollé de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey pour effectuer une mission d'entraînement.

Des opérations de recherche (SAR, Search and rescue) ont été lancées peu de temps après la perte du contact et le plan SATER (Sauvetage Aéro-Terrestre) a été déclenché par la préfecture du Doubs, qui a également mis en place une cellule de crise. Le Dragon 25 de la Sécurité Civile et un Fennec de l'armée de l'Air ont été engagés pour tenter de retrouver et confirmer la zone de l'accident, mais la météo est particulièrement mauvaise dans le secteur avec un plafond nuageux bas.

Au sol, des pompiers et des gendarmes du Jura et du Doubs oeuvrent pour tenter de localiser le lieu de l'accident. Mais les recherches sont elles-aussi compliquées par la présence d'au moins quinze centimètres de neige, précise l'Est RépublicainD'après la Gendarmerie du Jura qui communique via sa page Facebook, le Mirage a disparu « alors qu'il survolait le massif jurassien entre Mouthe (25) / Mignovillard (39) ». Un poste de commandement a été installé à Mignovillard, ajoute Le Progrès.

Par ailleurs, l'Est Républicain a également annoncé que « des premiers débris d'avion ainsi qu'un parachute et une carte ont été retrouvés à la frontière entre le Doubs et le Jura. L'hypothèse du crash semble donc se confirmer d'autant que plusieurs témoins, rencontrés sur place confirment avoir entendu une explosion ». « Les recherches se concentrent sur une zone réduite. Les pilotes, un homme et une femme, sont toujours introuvables », précise-t-il. 

Mise à jour 09.01.18 - 21h15 :

De son côté, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue en fin de journée, le colonel Cyrille Duvivier, le porte-paroles de l'armée de l'Air a indiqué que la situation reste encore à cette heure assez floue et que les quatre balises, celles des sièges éjectables (qui se déclenchent automatiquement) et celles des pilotes (qui sont activées manuellement), n'ont pas été déclenchées.

En outre, concernant le morceau de parachute retrouvé dans le secteur, il n'était pas encore possible de dire s'il s'agissait d'un parachute d'un siège éjectable ou du parachute de frein. Au moins deux enquêtes ont été ouvertes. L'une d'abord avec BEA-E (Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l'aéronautique d'État), et une seconde ouverte par le parquet de Metz dont les investigations sont menées par un magistrat lorrain et les gendarmes de la section de recherches de Toussous-le-Noble.

Dans la journée plusieurs moyens aériens ont été engagés avec un Dragon et un Fennec de la BA 113 de Saint-Dizier avec des membres d'un CPA (Commandos parachutistes de l'air). Ce soir, deux Fennec de l'armée de l'Air se trouvaient sur l'aéroport de Dole tandis qu'un Puma, en provenance de Corse, se trouve au 511è RT. Ils reprendront les opérations de recherche demain matin.